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Israel Machia'h:"La Torah d'Israel pour le Peuple d'Israel sur la Terre d'Israel."
Ce blog est l'héritier spirituel du Hapoel Hamizrahi et du Kahanisme de Gauche .
«Bien que de nombreux intellectuels d'Europe de l'Est persistent à défendre ardemment le paradis du libre marché, la plupart des ouvriers et des paysans n'idéalisent plus le capitalisme. Ils ont en effet reçu les coups les plus impitoyables. «Nous ne réalisions pas ce que nous avions», est devenu une célèbre rengaine.» C'est ce qu'écrit le professeur marxiste américain Michael Parenti dans son livre Blackshirts & Reds.
En Europe de l'Est et dans l'ancienne URSS, de nombreuses personnes ont admis à contrecur que les conditions de vie étaient meilleures sous le communisme.1 Angela Stent de l'université de Georgetown et adepte du capitalisme admet que «la majorité des gens va plus mal que sous le communisme La qualité de vie est moins bonne à cause de l'augmentation de la criminalité et de la disparition du réseau de la sécurité sociale».2
Une vieille femme polonaise qui devait survivre avec un repas de la Croix-Rouge par jour : «Je ne suis pas communiste mais je dois bien avouer que, pour les pauvres, la vie était meilleure avant maintenant, tout va bien pour le monde des affaires, mais pas pour nous, les pauvres.»3 Une Allemande de l'Est a dit que le mouvement féministe ouest-allemand vient seulement de commencer à se battre pour «ce que nous avions déjà ici. Nous trouvions cela tout à fait normal dans le système socialiste. Maintenant, nous réalisons ce que nous avons perdu».4 Des dissidents anticommunistes, qui avaient fait de leur mieux pour renverser la RDA, ont rapidement manifesté leur déception face à la réunification allemande.
Un pasteur luthérien a déclaré : «Nous, les Allemands de l'Est, n'avions pas d'image réaliste de la vie à l'Ouest. Nous ne savions pas que tout était orienté vers le résultat. La cupidité sans-gêne et la puissance économique sont les leviers de cette société. Les valeurs spirituelles qui sont nécessaires au bonheur des hommes se perdent ou sont banalisées. Tout tourne autour d'acheter, de vendre et de gagner de l'argent.»5
L'ancien ministre de la défense de la RDA a dit dans le même esprit : «Bien sûr, j'entends parler des nouvelles libertés dont jouissent les gens en Europe de l'Est. Mais comment définir la liberté ? Des millions de gens en Europe de l'Est sont maintenant libérés de travail, de rues sûres, de soins de santé et de sécurité sociale.»6 Dans les anciens pays socialistes, 30% de la population est au chômage.
Les gens d'Europe de l'Est veulent-ils de ce libre marché ?
Des sondages d'opinion effectués fin 1993 montrent que seulement 27% des personnes interrogées étaient favorables à l'économie de marché. La grande majorité trouvait que le contrôle de l'Etat sur les prix et les entreprises privées était «utile» et que «l'état devait prévoir un emploi pour chacun et ne devait pas laisser le chômage exister». En Pologne, 92% des gens voulaient conserver le système de garanties sociales de l'Etat. Presque tout le monde se disait partisan de logements et de nourriture subsidiés et réclamait le retour au plein emploi.7
Un correspondant du New York Times8 déclarait depuis Moscou que «la plupart des gens ici se montrent méfiants envers la propriété privée et se demandent ce qu'avait de si mauvais un système qui garantissait de la naissance à la mort des soins de santé bon marché. Et ils espèrent que le gouvernement va de nouveau faire pression sur les prix.» ()
Le socialisme d'Etat, «le système qui ne marchait pas» a donné à chacun la sécurité. Le capitalisme du libre marché, «le système qui fonctionne» a mis l'économie en pièces, a apporté des pillages financiers, un recul social et un calvaire pour la majorité de la population.
En réaction, les Européens de l'Est ont remis des communistes au pouvoir pour régner sur les ruines et les décombres de pays disloqués. En 1996, les anciens communistes et leurs alliés ont gagné d'importantes élections en Russie, Bulgarie, Pologne, Hongrie, Lituanie et Estonie. Certains ont même formé la fraction la plus puissante de leurs parlements respectifs. Ils ont pourtant été confrontés aux mêmes handicaps que les partis de gauche dans les pays «démocratiques capitalistes» : intimidations, violations policières, manque d'argent, accès restreint aux tribunes électorales, manque d'attention médiatique et comptages frauduleux.
Le rêve n'est plus permis
Lorsque les premiers bouleversements anticommunistes ont commencé en 1989 en Europe de l'Est, certains penseurs de gauche disaient que, si les Européens de l'Est découvraient que le système du libre marché ne leur convenait pas, ils pourraient toujours revenir à l'une ou l'autre forme de socialisme. Comme je l'ai déjà montré, cette vision n'était pas réaliste. Le capitalisme ne se limite pas à un système économique, c'est un ordre social de A à Z.
Une fois mis en oeuvre, on ne peut pas le démanteler en votant pour des socialistes ou des communistes. Ils peuvent toujours siéger au gouvernement mais la richesse du pays, la structure des rapports de propriété, le droit constitutionnel, le système financier et la structure des dettes, les médias nationaux, la police et les autres institutions de l'Etat sont tous fondamentalement restructurés. Les moyens pour les programmes sociaux et le plein emploi sont pillés ou disparaissent complètement, tout comme les réserves d'argent, les marchés et les matières premières. Après plusieurs années de pillage impuni par le libre marché, ces pays sont arrivés à un point où un retour en arrière appartient au domaine du rêve.
Il semble donc que les anciens pays communistes à l'instar des pays du tiers monde doivent subir cette misère pour de longues années, pour que quelques privilégiés puissent jouir d'une prospérité toujours plus grande sur le dos des masses. Et pour garantir sa «sécurité», la classe des entrepreneurs aura recours à toutes les formes de manipulation et de répression contre les velléités démocratiques. Et recevra en cela le soutien des experts du capital international, de la CIA et autres agents de la domination capitaliste d'Etat.
Pas de chantilly
La chute des pays communistes a signifié une énorme victoire pour le capitalisme mondial et l'impérialisme. Cette victoire a réveillé la misère humaine et a causé partout dans le monde une régression historique des mouvements révolutionnaires de libération. Même des gouvernements nationaux légèrement réformistes auront à en souffrir, regardez par exemple, l'Irak ou Panama. Cette chute représente aussi une énorme perte pour le pluralisme mondial et provoque l'augmentation de l'inégalité socio-économique dans le monde. Les habitants d'Europe de l'Est avaient pensé qu'ils conserveraient les avantages sociaux du communisme avec en plus la chantilly de la consommation occidentale. Beaucoup de leurs plaintes à propos du socialisme réel étaient correctes mais leur image romantique de l'Ouest capitaliste ne l'était pas. Le rêve s'est brisé. Ils pensaient passer du Deuxième au Premier Monde, mais ils ont été expédiés dans le tiers monde.
1 New York Times, 30 mars 1995 · 2 New York Times, 20 décembre 1993 · 3 New York Times, 17 mars 1991 · 4 Los Angeles Times, 6 août 1991 · 5 New York Times, 26 mai 1996 · 6 New York Times, 20 juillet 1996 · 7 Monthly Review, décembre 1994 · 8 NYT, 23 juin 1996 ·
En 1990, alors que l’Union Soviétique est en train de passer au paradis du marché libre, Bruce Gelb, chef de la United States Information Agency, fait remarquer à un journaliste que la formation commerciale américaine ferait beaucoup de bien à l’économie soviétique. Car « En Union Soviétique, il faut réhabiliter les serpents venimeux, les sangsues et les intermédiaires. C’est la formule de la réussite de pays comme le nôtre ! »1
Aujourd’hui les serpents venimeux et les sangsues sont bien présents dans les anciens pays socialistes. Des milliers de luxueuses autos circulent dans les rues de Moscou et Prague. Le prix des locations et des ventes immobilières a fortement augmenté. Une nouvelle classe d’investisseurs, de spéculateurs et de maîtres chanteurs nage dans le luxe. Le but affiché n’est plus l’amélioration de la vie des citoyens mais l’accumulation du capital individuel.
Etat de santé catastrophique
En Russie et en Europe de l’Est, la dérégulation des prix due à l’arrivée du paradis du libre marché n’a pas créé des prix compétitifs mais des prix déterminés par les monopoles privés. Cela a stimulé l’inflation galopante. Pour les magouilleurs, les maquereaux, les trafiquants de drogue et autres escrocs, les affaires n’ont jamais été meilleures. Le chômage, le nombre de sans-abri, la pollution de l’air et de l’eau, la prostitution, les mauvais traitements conjugaux, la maltraitance enfantine et toutes les autres formes de misère sociale ont dramatiquement augmenté.2
En Russie et en Hongrie, le nombre de suicides a augmenté de moitié en quelques années. Pendant les longs hivers, le nombre de décès ou de maladies graves chez les pauvres et les personnes âgées a fortement augmenté : l’augmentation des prix et les factures impayées ont entraîné la fermeture des robinets de gaz. Dans les hôpitaux publics russes, les docteurs et les infirmières sont honteusement sous-payés. Désormais, les hôpitaux prodiguant des soins gratuits ferment. D’autres doivent combattre de gros problèmes d’hygiène. Et l’on manque de seringues jetables, d’aiguilles, de vaccins et d’appareillage moderne. De nombreux hôpitaux ne disposent pas d’eau chaude, certains n’ont même pas d’eau du tout.3
Des maladies comme la polio, la tuberculose, le choléra, la diphtérie, la dysenterie et les maladies sexuellement transmissibles réapparaissent à cause de la dégradation des programmes de vaccination et du recul des normes sanitaires. Le nombre de drogués croît aussi terriblement. Les hôpitaux russes essaient de soigner les toxicomanes le mieux possible, même si le financement se réduit.
La qualité de la nourriture est de moins en moins bonne. Le stress et les maladies augmentent. Et pourtant, le prix de la consultation médicale a augmenté de moitié car les honoraires du nouveau système de santé privatisé sont très élevés. Ainsi, de nombreuses maladies non diagnostiquées et non traitées évoluent jusqu’à mettre des vies en danger. Les instances militaires russes qualifient l’état de santé des nouvelles recrues de catastrophique. Le nombre de suicides dans l’armée a dramatiquement augmenté et le nombre de morts par overdose a crû de 80% ces dernières années.4
Pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale, le taux de natalité en Russie est inférieur au taux de mortalité. En 1992 et 1993, les Allemands de l’Est enterraient deux personnes pour un enfant qui naissait. Pour les femmes de presque quarante ans, le taux de mortalité a augmenté de 20% et pour les hommes de la même catégorie d’âge, ce chiffre a augmenté de trente pour cent.5
Maintenant que les loyers ne sont plus subsidiés, les estimations du nombre de sans-abri à Moscou seulement atteignent trois cent mille. Dans de très nombreuses villes, beaucoup d’entre eux meurent en rue, de froid et de faim. En Roumanie, des milliers d’enfants sans abri vivent dans les gares et les égouts. Ils sniffent de la colle pour ne pas sentir la faim, mendient et sont la proie de toutes sortes d’exploitateurs.6
Dans les pays où le communisme offrait un travail à chacun, les chiffres du chômage ont augmenté de 30%. Un ouvrier polonais témoigne que si l’on est chômeur, il est presque impossible de retrouver du travail après quarante ans. Les femmes polonaises connaissent cette mort économique encore plus vite. Pour obtenir un emploi, dit une femme, « il faut être jeune, ne pas avoir d’enfants mais quand même une grosse poitrine. »7 On ne peut plus que rêver de sécurité d’emploi et le nombre de blessures et d’accidents de travail a augmenté de manière drastique.
Du travail ? Allez chez les flics !
Dans toute l’Europe de l’Est, les syndicats ont été liquidés. Congé de maladie, de maternité, congés payés et autres avantages qui allaient de soi sous le socialisme sont supprimés ou démantelés. Il ne reste presque plus rien des sanatoriums pour ouvriers, des villages de vacances, des centres de santé, des centres sportifs et culturels, des plaines pour enfants, des centres de jour et de tous les autres aspects qui faisaient qu’une entreprise communiste était plus qu’un lieu de travail. Les maisons de repos auparavant uniquement destinées aux ouvriers sont aujourd’hui privatisées ou transformées en casino, night-club ou restaurant pour les nouveaux riches.
Les services de gardiennage pour les entreprises ou les milices privées sont des marchés florissants. Rien que pour l’ex-Union Soviétique, on parle de 800.000 hommes. Une alternative pour la jeune classe ouvrière est l’immense appareil répressif de l’Etat, beaucoup plus terrifiant que sous la période soviétique. Aujourd’hui, l’effectif de cet appareil est plus important, mieux payé et mieux équipé que celui de l’armée. L’ennemi du régime est dans le système même !8
Dans les anciens pays communistes, les revenus réels ont chuté de 30 à 40%. Pour 1992 seulement, les dépenses des consommateurs ont chuté de 38%. En comparaison : les dépenses des consommateurs américains pendant la Grande Dépression des années 30 ont reculé de 21% sur quatre ans. Tant en Pologne qu’en Hongrie, selon les statistiques, 70% de la population vit sous ou juste au niveau du seuil de la pauvreté. En Russie, cette limite se situe entre 75 et 80%.
Les réformes en faveur de «l'économie de marché», mot magique lors de la réintroduction du capitalisme (en Europe de l'Est, ndlr), prévalaient sur le caractère démocratique du régime. Tant que la démocratie pouvait servir à déstabiliser le système communiste à parti unique, elle était défendue par les forces réactionnaires. Mais dès l'instant où la démocratie nuisait à l'instauration de l'économie de marché, elle était beaucoup moins tolérée. (...)
Des groupements ouvertement antisémites, des partis néo-fascistes et des campagnes de haine ont vu le jour en Russie, Pologne, Hongrie, Ukraine, Biélorussie, Tchécoslovaquie et Roumanie. Les musées commémorant la résistance héroïque contre le fascisme ont été fermés et les monuments de la lutte contre le nazisme ont été démolis. Dans les pays tels que la Lituanie, d'anciens criminels de guerre nazis ont été réhabilités. Certains ont même été dédommagés pour les années passées en prison. Les cimetières juifs ont été profanés et les attaques contre les étrangers se sont multipliées. Les communistes ayant disparu, les mauvaises moissons, l'inflation, la violence et autres calamités sociales étaient tout à coup imputées aux Juifs et aux étrangers. Le 11 juin 1995, le prêtre Henryk Jankowski, confesseur de Lech Walesa, déclarait pendant un office religieux à Varsovie que «l'étoile de David est enchevêtrée aussi bien dans la croix gammée que dans le marteau et la faucille» et (...) que les Polonais ne devaient pas accepter de gouvernements liés à l'argent juif. Walesa a affirmé que son ami Jankowski n'était pas un antisémite mais qu'on l'avait «mal compris». (...) Durant la même période, lors d'une réunion de Solidarnosc avec 10 000 participants, on pouvait lire sur des pancartes des slogans comme «Envoyez les juifs aux chambres à gaz» et «A bas le complot judéo-communiste». Les autorités ecclésiastiques et publiques n'ont pas jugé nécessaire d'émettre des critiques.1 (...)
En 1996, le président biélorusse Alexander Loukachenko a interdit les journaux et les radios indépendants et renvoyé le parlement. Il admirait le talent organisateur d'Hitler. Après un référendum à participation massive, Loukachenko s'est investi d'un pouvoir absolu. Mais personne n'a jamais su combien de bulletins de vote avaient été imprimés, ni comment ils ont été comptés. Certains dirigeants de l'opposition ont fui, pour leur vie. «La Biélorussie, jadis une république soviétique prospère qui produisait des tracteurs et des téléviseurs, est aujourd'hui au bord du désespoir», avec un tiers de la population qui vit dans «la misère noire».2
Faut-il admirer Vaclav Havel ?
Aucun restaurateur du capitalisme en Europe de l'Est n'a reçu autant d'éloges des dirigeants américains, experts médiatiques et académiciens que Vaclav Havel, l'auteur dramatique devenu premier président de la Tchécoslovaquie post-communiste et, plus tard, de la République tchèque. Les nombreux progressistes qui partagent cette admiration pour Havel semblent ne pas voir certains éléments concernant ce personnage: son obscurantisme religieux, la répression de ses opposants de gauche et son dévouement pour l'inégalité économique et le capitalisme débridé. Havel est né dans une famille riche et foncièrement anticommuniste. (...) Il aspirait à un nouveau type de dirigeants politiques qui, plutôt que de se fier au «rationnel et au cognitif», fassent preuve d'«humilité devant l'ordre mystérieux de Dieu».3 (...) Havel s'est empressé de participer à la guerre du Golfe de George Bush senior, une guerre qui a coûté la vie à 100 000 civils irakiens. En 91, comme les autres dirigeants pro-capitalistes dans les pays de l'Est, et comme les Etats-Unis, Havel a condamné les violations des droits de l'homme à Cuba. Mais il n'a jamais soufflé mot sur les violations des droits de l'homme au Salvador, en Colombie, en Indonésie ou dans d'autres pays-satellites des Etats-Unis.
En 92, ce «grand démocrate» a exigé la dissolution du parlement tchèque. Il gouvernerait dorénavant par décrets afin de faciliter l'instauration de «l'économie de marché». La même année, il a signé une loi condamnant la défense du communisme comme un délit passible d'une peine de prison de huit ans. (...) En 95, il a soutenu et signé d'autres lois antidémocratiques interdisant l'accès aux fonctions publiques pour les communistes et les anciens communistes. Pour Havel, la diffusion de l'anticommunisme restait une des priorités. Il a mené une campagne internationale acharnée4 pour maintenir Radio Free Europe et Radio Liberty, deux radios du temps de la Guerre froide, pour qu'elles puissent continuer à diffuser leur propagande anticommuniste dans les pays de l'Est.
Havel : les syndicats n'ont pas à s'occuper de politique
Le gouvernement Havel a voté une loi interdisant de propager la haine sur base de la nationalité, de la religion ou de la classe. En réalité, cette loi permet de poursuivre comme illégale toute critique contre les classes fortunées, ces critiques étant considérées à tort comme intolérance ethnique et religieuse. Le gouvernement Havel a également sommé les syndicats de ne pas s'occuper de politique. Les biens de certains syndicats combatifs ont été saisis et transférés à des syndicats dociles.
En 1995, Havel a déclaré que la «révolution» contre le communisme ne serait achevée que lorsque tout serait privatisé. Son gouvernement a liquidé les biens de la Fédération des jeunesses socialistes. Les terrains de camping, salles de récréation, infrastructures culturelles et scientifiques ont tous été transférés à cinq sociétés anonymes privatisées. Il ne restait aux jeunes qu'à flâner dans les rues. Durant les programmes de privatisation et de «redressement», des usines, des magasins, des immeubles et beaucoup d'autres biens publics ont été vendus pour un morceau de pain à des capitalistes tchèques ou étrangers. Dans les républiques tchèque et slovaque, les anciens aristocrates ou leurs héritiers ont récupéré les terres que leurs familles avaient possédées avant 1918, dans l'ancien empire austro-hongrois. Les propriétaires actuels ont été expropriés et beaucoup d'entre eux sont tombés dans la pauvreté. Havel lui-même s'est approprié une série de propriétés publiques ayant appartenu à sa famille 40 ans auparavant. Celui qui prétendait aider les autres n'a pas oublié de se servir. Pour toutes ces raisons, nous avons peu d'admiration pour Vaclav Havel.
1 Nation, 7 août 1995 · 2 San Francisco Bay Guardian, 4 décembre 1996 · 3 Voir l'article stupide publié par Havel dans le New York Times du 3 janvier 1992. Aux Etats-Unis, ses admirateurs ont observé un silence gêné après cette publication · 4 San Francisco Chronicle, 17 février 1995.
Sur ordre d'Eltsine, les tanks russes prennent le Parlement d'assaut en 1993. Deux mille personnes seront tuées. Peu après, Eltsine interdit aux syndicats toute forme d'activité politique, supprime des dizaines de publications, met hors-la-loi quinze partis politiques. Mais en Occident, beaucoup de gens de gauche voient alors en lui toujours un démocrate.
Avec la chute des gouvernements communistes, la gauche américaine allait être libérée d'un beau sujet d'irritation. «Libérée du spectre de l'Union soviétique et du cauchemar de la Chine communiste», comme l'a exprimé le théoricien de gauche, Richard Lichtman. En réalité, la restauration du capitalisme en Europe de l'Est signifiera un affaiblissement considérable pour maintes luttes de libération dans le tiers monde. Le soutien soviétique est supprimé, une collection de nouveaux gouvernements de droite voit le jour et les derniers obstacles barrant encore la route aux intérêts des entreprises occidentales sont levés. Dorénavant, elles peuvent se mettre à exploiter comme bon leur semble. Les industriels n'ayant plus à convaincre leurs travailleurs qu'ils étaient mieux lotis que leurs collègues russes, ils ne tardent pas à mettre le holà aux nombreux avantages que la classe ouvrière occidentale a acquis au cours des années. Maintenant que le libre marché, dans sa forme la plus vile, fait une entrée triomphale à l'Est, il va également triompher en Occident. «Le capitalisme à visage humain» est remplacé par «le capitalisme haïssant l'humain». L'anticommunisme de gauche n'a jamais vu venir ces pertes parce qu'il n'a jamais compris quel rôle les puissances communistes en place jouaient lorsqu'en fait, elles tempéraient les impulsions les plus graves du capitalisme et de l'impérialisme occidentaux. Et parce que cet anticommunisme de gauche a toujours considéré le communisme comme un authentique fléau. Même à ce jour, ils sont encore nombreux à ne pas l'avoir compris.
La contradiction entre marché libre et démocratie
Les anticommunistes s'emparent du pouvoir en Europe de l'Est et en Union soviétique dans les années 1989-1991. Ils commencent par imposer leur idéologie bourgeoise à la vie politique et culturelle : les communistes sont écartés du gouvernement, de la presse, des universités, de certaines professions et des tribunaux. Bien que ces anticommunistes se soient fait passer pour des réformateurs démocrates, ils perdent bien vite patience avec les expressions démocratiques de la résistance populaire qui les empêchent d'introduire un capitalisme effréné de libre marché. En Russie, les alliés du président Boris Eltsine évoquent le «danger de la démocratie». Ils se plaignent de ce que «la plupart des organes de représentation sont devenus une entrave à leurs réformes (du marché)». Manifestement, le libre marché qui selon les «réformateurs» constitue la véritable base de la démocratie politique ne peut pas être introduit par des moyens démocratiques. En 1992, les présidents de la Pologne, de la Tchécoslovaquie et de la Russie demandent la suspension de leurs parlements et le droit de gouverner par décret présidentiel. Ils proposent des mesures répressives contre les «nostalgiques» et tous ceux qui refusent de se soumettre aux «réformes» du libre marché. Ils ne sont pas là pour donner le pouvoir au peuple, mais pour assurer un maximum de profit aux privilégiés.
Cette démocratisation par l'oppression a déjà débuté avant le renversement du communisme, à vrai dire. En 1991, Mikhaïl Gorbatchev, met le Parti communiste de l'Union soviétique hors-la-loi. Les fonds et bâtiments du parti sont saisis. Les travailleurs n'ont plus le droit de mener la moindre activité politique sur leur lieu de travail. Six journaux de gauche sont interdits. Les médias américains, et même de nombreux progressistes américains, accueillent cette oppression comme «un pas en avant en matière de réformes démocratiques». A l'époque, Gorbatchev demande que le Congrès russe se dissolve de lui-même : celui-ci s'oppose aux changements avec trop d'opiniâtreté. En fait, le Congrès ne s'oppose pas à la concertation démocratique ni aux élections ouvertes à plusieurs partis d'ailleurs, celles-ci ont déjà eu lieu. Le Congrès doit se dissoudre parce qu'il s'oppose à un capitalisme effréné de libre marché. Durant les débats, Gorbatchev coupe les micros à plusieurs reprises et menace le Congrès de le dissoudre lui-même via un décret d'urgence. Il fait revoter à trois reprises jusqu'à ce que la liquidation souhaitée soit acquise.
Attaque contre le Parlement, les syndicats, les partis d'opposition
Fin 1993, Eltsine recourt à la violence pour dissoudre le Parlement russe et toutes sortes d'autres organes élus, y compris les conseils communaux et régionaux. Il supprime également la Cour constitutionnelle russe et lance une attaque armée contre le siège du Parlement, opération au cours de laquelle quelque deux mille opposants et manifestants perdent la vie. Des milliers d'autres sont incarcérés sans le chef d'accusation ni procès. Eltsine interdit aux syndicats toute forme d'activité politique, supprime des dizaines de publications, contrôle toutes les stations de radio et de télévision, met définitivement hors-la-loi quinze partis politiques. Il supprime unilatéralement la Constitution et en impose une nouvelle qui confère au président un pouvoir quasiment absolu. Pour ces méfaits, les dirigeants et les médias américains le louent en tant que défenseur de la démocratie. Ce qui leur plait le plus, chez Eltsine, c'est qu'il «n'hésite jamais à accorder son soutien à la privatisation» (San Francisco Chronicle, 6 juillet 1994).
A deux reprises, le «démocrate» Eltsine interdit la parution de la Pravda, le journal du Parti communiste. Il impose au journal des prix de location inhabituels pour l'insertion de son propre matériel. En mars 1992, il fait saisir les presses et le bâtiment de douze étages et en cède la propriété à la Rossiiskaia Gazeta, un journal gouvernemental, entièrement pro-Eltsine, donc. Les troupes de choc qui constituent l'«élite» d'Eltsine attaquent régulièrement les manifestants de gauche et les piquets à Moscou et dans les autres villes russes. Andrei Aidzedzhis, un député indépendant, et Valentin Martemianov, un communiste, tous deux virulents opposants au gouvernement Eltsine, sont assassinés pour motifs politiques. En 1994, Dmitri Cholodov, un journaliste qui enquête sur la corruption dans les hautes sphères, perd la vie lui aussi.
La centralisation et une industrialisation fortement dirigée étaient absolument indispensables dans les années 30 pour pouvoir vaincre les nazis : la construction des fondations du plus grand complexe sidérurgique au monde à Magnitogorsk, en 1934. Un chantier mené à la hâte et à mains nues. Ce complexe sidérurgique allait jouer un rôle décisif durant la guerre.
Pour pouvoir survivre, une révolution populaire doit saisir et utiliser la puissance de l'Etat pour (a) libérer la communauté du joug dans lequel la maintient la classe qui possède les richesses et les institutions (b) offrir une résistance à la contre-attaque réactionnaire qui peut arriver. Les dangers externes et internes auxquels est confrontée une révolution rendent indispensable une puissance étatique centralisée, bien que cela ne plaise à personne : ni en Russie soviétique en 1917, ni dans le Nicaragua des Sandinistes en 1980.
Friedrich Engels donne un exemple frappant de cela. Après une révolte en Espagne en 1872-73, les anarchistes ont pris le pouvoir dans toute une série de communes à travers le pays. Initialement, la situation semblait prometteuse. Le roi avait abdiqué et la force armée dont le gouvernement bourgeois disposait se résumait à quelques milliers d'hommes mal entraînés. Pourtant, cette petite bande désordonnée a obtenu la victoire car elle était confrontée à une résistance très éparpillée. «Chaque village s'est proclamé canton indépendant et a mis sur pied un comité révolutionnaire (junta)», écrit Engels. «Chaque village était seul car on avait à l'esprit que ce n'était pas la collaboration avec les autres villages qui était le but essentiel mais seulement l'indépendance absolue. Ainsi, on a exclu d'avance la possibilité d'une attaque commune (contre les puissances bourgeoises).» Ce sont «la fragmentation et l'isolement des combattants révolutionnaires qui ont permis aux troupes du gouvernement de mater une révolte après l'autre.»1
La division appelle une attaque de l'ennemi
Une autonomie décentralisée à petite échelle est fatale pour une insurrection, c'est même probablement une des raisons pour lesquelles chaque révolution anarcho-syndicaliste a échoué jusqu'ici. Une participation ouvrière locale, indépendante, avec une bureaucratie réduite au minimum, une force policière et militaire limitée, ... tout cela serait effectivement très beau. Cela pourrait constituer la base du socialisme ...si le socialisme avait la chance de pouvoir se développer sans les attaques et le travail de sape contre-révolutionnaires. En 1918-20, quatorze pays capitalistes, les Etats-Unis y compris, ont envahi l'Union soviétique dans une tentative sanglante, mais vaine, de renverser le gouvernement bolchevique. Les années d'invasions étrangères et de guerres civiles ont en grande partie déterminé la mentalité d'assiégés des Bolcheviques, pour qui la seule solution était dès lors l'unité du parti et un appareil de sécurité répressif. Le même Lénine qui avait encouragé la démocratie au sein du parti et, contrairement à Trotski, voulait donner une plus grande autonomie aux syndicats, a appelé en mai 1921 à mettre fin à l'opposition ouvrière et aux autres fractions existant dans le parti.
Trotski était l'un des leaders bolcheviques les plus autoritaires et le moins enclin à tolérer l'autonomie organisationnelle, certains points de vue et la démocratie à l'intérieur du parti. Mais en automne 1923, ramené à une position minoritaire et mis à l'écart par Staline et d'autres, Trotski s'est soudainement déclaré ouvert à la transparence au sein du parti et à la démocratie ouvrière. Depuis lors, il est encensé par certains partisans comme un démocrate antistalinien.
«Il est temps», a dit Lénine devant l'assemblée enthousiaste et unanime du Dixième Congrès du parti, «de mettre fin à l'opposition, cela a assez duré : nous avons connu assez de résistance.» Les communistes ont décidé que les différends affirmés et les tendances contradictoires devaient cesser dans et hors du parti. Les signes de dissension et de faiblesse avaient continuellement favorisé l'attaque d'ennemis redoutables.
Le destin de l'individu et celui du peuple
A la fin des années 20, les Soviets avaient le choix (a) de mettre toutes leurs forces en oeuvre pour une centralisation plus forte avec une économie dirigée, une collectivisation agraire et une industrialisation forcées sous la direction autocratique du parti, le choix de Staline, ou (b) d'emprunter la voie d'une libéralisation qui permette plus de diversité politique, plus d'autonomie pour les syndicats et les organisations, plus d'intervention et de critique ouvertes, plus d'autonomie pour les différentes républiques soviétiques, un secteur de petites entreprises en propriété privée, un développement agraire indépendant par la population paysanne, plus d'accent sur les biens de consommation et moins sur l'accumulation du capital, indispensable pour construire une bonne base militaro-industrielle. La seconde voie aurait, selon moi, pu mener à une société plus confortable, plus humaine et plus serviable. () Le seul problème est que le pays aurait couru le risque de ne pas être prêt à combattre les attaques nazies. Au lieu de cela, l'Union soviétique a commencé une industrialisation rigoureuse, poussée. (..) Dix ans de construction ont fait naître le plus grand complexe sidérurgique d'Europe, une énorme base industrielle totalement neuve à l'est de l'Oural, au milieu des steppes arides, en attendant une invasion de l'ouest. «On a dépensé des flots d'argent, les hommes ont souffert de la faim et de la soif, mais la construction a continué sans se soucier des individus et avec un héroïsme massif rarement égalé dans l'histoire.»2
La prévision de Staline selon laquelle l'Union soviétique n'aurait que dix ans pour faire ce que les Britanniques ont fait en un siècle, fut exacte. Lorsque les nazis ont envahi l'Union soviétique en 1941, cette même base industrielle, en sécurité à des milliers de kilomètres du front, a fourni des armes de guerre qui ont finalement pu régler le conflit.
1 Marx, Engels, Lénine, Anarchism and Anarcho-Syndicalism: Selected Writings (New York, International Publishers, 1972) · 2 John Scott, Behind the Urals, an American Worker in Russia's City of Steel (Boston, Houghton Mifflin, 1942)
12 des 19 membres du premier gouvernement de Lénine étaient juifs, parmi ceux-ci les suivants : Schmidt (Commissaire en chef pour les travaux publics), Pfenigstein (Commissaire en chef pour la déportation des contre-révolutionnaires), Kukorskij (Commissaire au commerce), Schlichter (Commissaire en chef pour la confiscation des Biens privés) et Simasko (Commissaire en chef pour la Santé).
Les Juifs étaient encore en nombre plus élevé dans les différents commissariats. Au Ministère de l'Intérieur, il y avait par exemple 9 Juifs parmi les 10 commissaires : Ederer, Rosental, Goldenrubin, Krasikow, Rudnik, Krohmal, Martensohn, Pfeifermann,et Schneider.
Au commissariat du ministère des Affaires étrangères, les 17 diplomates bolcheviques appartenaient tous au Peuple d'Israel. : Margolin, Fritz, Joffe, Lewin, Axelrod, Beck, Beintler, Martins, Rosenfeld, Vorovskij, Voikoff, Malkin, Rako, Manuilskij, Atzbaum, Beck et GrundBaum.
Au Commissariat supérieur économique, 13 des 14 membres étaient de la lignée d'Abraham. : Merzvin, Solfein, Harskyn, Berta Hinewitz, Gurko, Gladneff, Axelrod, Michaelsohn, Fürstenberg, et Kogon (secrétaire de Fürstenberg)
Au commissariat pour la Justice, tous les 8 commissaires étaient juifs :Steinberg, Berman, Lutzk, Berg, Koinbark, Schrewin, Gaussmann, et Schrader.
Au commissariat supérieur pour la formation publique, 7 des 8 commissaires de même que leurs collaborateurs les plus proches étaient juifs :Groinim, Lurie, Rosenfzeld, Jatz, Sternberg, Zolotin et Grünberg.
Au commissariat pour l'Armée Rouge il y avait seulement des Juifs, 15 en tout : Trotsky, Schorodak, Slanks, Petz, Gerschenfeld, Fruntze, Fiscmann, Potzern, Schutzmann, Gübelmann, Eviensohn, Dietz, Glusmann, Beckmann et Kahlmann.
De la même manière, 14 Juifs siégeaient au Soviet Suprême pour le Commerce national :
Kamenjev, Krasokov, Schotmann, Hekina, Eismobd, Landemann, Kreinitz, Alperovitj, Herzen, Schilmon, Tavrid, Rotenberg, Klammer et Kisswalter. Au commissariat supérieur de la représentation publique les 6 membres et leurs plus proches collaborateurs étaient juifs.
Au Comité central du Parti siégeait Lénine, qui était Juif (sa mère, née Blank, était juive) avec deux non-Juifs et 27 Juifs : Swerdlow, Kremmer, Bronstein, Katz, Goldstein, Abelmann, Zünderbaum, Uritzki, Rhein, Schmidowitz, Zeimbuhr, Rifkin, Schirota, Tschenilowski, Lewin, Weltmann, Axelrod, Fuschmann, Kraiskow, Knitzunck, Rader, Haskyn, Goldenrubin, Frisch, Bleichmann, Lantzner et Lischatz.
Dans la police secrète, la Tchéka, qui a précédé le GPU et le NKVD, 31 des 34 commissaires en chef étaient juifs : Derzhinski, Limbert, Vogel, Deipkhyn, Bizenskij, Razmirovitj, Sverdlov, Jahnsohn, Kneiwitz, Finesch, Delavnoff, Ziskyn, Golden, Scholovski, Rentenberg, Pernstein, Knigkiesen, Blumkin, Grunberg, Lanz, Heikina, Ripfkin, Kamkov, Jacks, Woinstein, Leindovitj, Gleistein, Helphan, Lazarevitj, Silencus et Mohdel.
On pourrait encore allonger longtemps la liste des commissaires juifs dans la jeune Union Soviétique. La prédominance juive des révolutionnaires bolcheviques était écrasante, ce qui a été depuis longtemps parfaitement prouvé par les documents . Tout parle en faveur du fait que la " révolution russe " au fond n'était pas russe mais a été une révolution juive. Les protecteurs socialistes du peuple russe étaient en majorité juifs.
Dans un livre blanc officiel britannique sur les origines de la révolution bolchevique, est cité l'ambassadeur néerlandais à Pétrograd qui avait dit le 6
septembre 1918 : " Le bolchevisme est organisé et dirigé par des juifs dont le seul but est la chute de l'ordre établi. "
Dès les années 1920, Lénine soutenait les sionistes contre l'impérialisme britannique et français.Des stagiaires ont étés
envoyés se former en Union Soviétique par la Haganah (groupe sioniste, ancêtre de l'armée israélienne), vers 1932.
«La Révolution bolchevik», déclara un important journal de la communauté juive américaine en 1920, «fut en grande partie le produit de la pensée juive, du mécontentement juif, de l'effort juif pour reconstruire.»
LE SIONISME SOCIALISTE:LE KIBBOUTZ
Il y a un siècle environ, un petit groupe de jeunes immigrants juifs religieux originaires d'Europe de
l'Est, mus par les idéaux sioniste et socialiste, fondaient sur les rives du lac de Tibériade la première kvoutza (groupe en hébreu, groupement auquel fut ultérieurement donné le nom de
kibboutz, communauté basée sur l'adhésion à un même mode de vie rural). Ils appelèrent ce kibboutz Degania, qui est depuis considéré comme la mère des kibboutzim.
Leur kvoutza, ils la voulaient cohérente et égalitaire, fondée sur la propriété collective des moyens de production et de consommation. Un cadre de vie où tous les membres prenaient les
décisions de concert et à la majorité, et se partageaient équitablement droits et devoirs.
Le kibboutz est, par définition :
une communauté délibérément formée par ses membres, à vocation essentiellement agricole, où il n'existe pas de propriété privée et qui est censée pourvoir à tous les besoins de ses membres et
de leurs familles. (Encyclopedia Judaica, 1969)
une unité de peuplement dont les membres sont organisés en collectivité sur la base de la propriété commune des biens, préconisant le travail individuel, l'égalité entre tous et la
coopération de tous les membres dans tous les domaines de la production, de la consommation et de l'éducation. (Définition juridique figurant dans le Registre des sociétés
coopératives)
L'AIDE DE CERTAINS COMMUNISTES SOVIETIQUES A LA CREATION DE L'ETAT D'ISRAEL.
La politique soviétique marqua un grand tournant en 1947. Pour la diplomatie soviétique, il n'était plus question d'Etat-binational. Le 14 mai, le Ministre des Affaires étrangères soviétique, Gromyko, engagea officiellement son pays dans “ la politique du partage ”.A l'approche du jour fatidique, les Anglais et les Américains étaient contre.Aussi, ils tentèrent d'y substituer une tutelle internationale. C'est à ce moment-là qu'entra en scène, André Gromyko. Il contre-attaqua pour défendre le plan de partage avec une telle énergie que le représentant de l'Agence Juive à New-York, Abba Eban en était ravi : “ je me suis mis à participer presque chaque soir à des réunions avec des représentants soviétiques, dont Gromyko, pendant lesquelles jouant les conspirateurs, nous cherchions les moyens de faire échec à la proposition américaine ”.Huit mois plus tard, Faris Khoury constata les effets des pressions électorales excercées sur la politique américaine.Cependant le soutien soviétique ne fut pas que diplomatique. La guerre fut déclenchée. Le 28 mars, Ben Gouriondévoila à l'État-major, la contre-offensive avec le plan Dalet mais l'armement lourd faisait cruellement défaut.La résistance palestinienne tenait la plupart des grands axes routiers, assiègait la communauté juive de la ville de Jérusalem et encerclait les colonies.Le miracle pour l'Agence Juive vint de l'U.R.S.S. Plus exactement, du bateau tchécoslovaque : le “ Nora ” quitransporteait : “ 45000 fusils, 200 mitrailleuses et 5 millions de cartouches, force le blocus anglais et jette l'ancredans le port de Tel-Aviv ”.La Hagana réceptionna ensuite pour “ 11.000.000 de dollars d'armes provenant toujours de Prague ”.De multiples raisons, internes et externes à l'U.R.S.S, ont poussé celle-ci à aider à la naissance de l'État d'Israël.Nous retiendrons celle qui misait sur la création d'un État sioniste socialiste au Moyen-Orient allié face aux pays capitalistes.
1948 : Aide militaire soviétique à Israël : 8000 experts militaires juifs soviétiques venu apporter à la jeune armée israélienne leur expérience des combats de la seconde guerre mondiale.
Nombre important d'ex-militaires de l'Armée rouge rejoignent Israel , dont nombre d'officiers, qui participèrent à la guerre de 1948 contre les armées arabes et les milices palestiniennes. Ces dernières, pratiquement dépourvues d'expérience de la guerre moderne, durent donc affronter des homme qui s'étaient longuement et douloureusement forgés une compétence militaire en affrontant les divisions de la Wermacht, de la Waffen SS, de l'armée finlandaise… (M. Villan)
Lénine était un Juif (kalmouk) marié à une Juive (Kroupskaya) dont les enfants parlaient le yiddish (Herbert Fitch, détective de Scotland Yard qui avait épié Lénine comme garçon de table pendant des mois déclara qu'il était typiquement Juif). Rapport "Secret Service".
Mr. Cohan, dans le journal "The Communist" de Kharkoff, n· 72, 12 avril 1919:
"On peut dire sans exagération que la grande révolution russe a été faite par la main des Juifs... Ce furent précisément les Juifs qui conduisirent le prolétariat russe à l'aurore de l'Internationale".
Au début du vingtième siècle:En Hongrie, les grands chefs socialistes furent les Juifs Béla Kun, Agoston Peter, Grunbaum, Weintein; en Bavière, ils s'appelaient: Kurt Eisner, Loewenberg, Birbaum, Kaiser; à Berlin la tentative de révolution eut pour chefs Rosa Luxembourg, Lewisohn, Moses; en Chine l'organisateur du bolchévisme est le Juif Borodine-Crusenberg; en Italie le chef marxiste était le Juif Claudio Trèves; au Brésil où l'insurrection marxiste avait comme chefs les Juifs Rosenberg, Gardelsran, Gutnik, Goldberg, Strenberg, Jacob Gria et W. Friedmann; en Espagne enfin, où la révolution rouge fut organisée par le Juif Béla Kun, entretenue par le Juif Rosenberg et défendue à la Société des Nations par le Juif Del Vayo."
Lénine était étroitement lié au judaïsme.Les preuves des origines juives de Lénine ont été découvertes dans les archives de Simbirsk (aujourd’hui Oulianovsk), ville natale de l’homme d’Etat soviétique, par une journaliste, Mariella Chaginian. La mère de Lénine, Miriem, dite Maria Alexandrovna, née à Simbirsk en 1835, était la fille d’un commerçant juif nommé Sender Blank.On a la preuve que le père de Maria, Alexander Blank, était un Juif d’Odessa qui prospéra considérablement après avoir accepté de se convertir au christianisme.L’identité de la grand-mère maternelle de Lénine, née Anna Grosschkoph, fille d’un riche marchand de St-Petersbourg, n’est pas trés claire. Il y a pour le moins une forte vraisemblance qu’elle était juive aussi.
Lénine déclara à Lounatcharski : « Les juifs se sont montrés comme les plus révolutionnaires dans le milieu de la ‘Tcherta’ ; les juifs formèrent les principaux cadres de la
révolution et portèrent la semence du socialisme parmi les masses russes plus arriérées ».
Lénine disait aussi:« Un Russe intelligent est presque toujours un Juif ou quelqu’un avec du sang juif dans les veines ».
Karl Heinrich Mordechai Marx(Karl Marx)descendait d'une grande lignée de rabbins.Son grand-père paternel, Marx-Levy, avait été rabbin à Trèves jusqu'à sa mort en 1789 ; son oncle paternel (Samuel) avait été grand rabbin du département de la Sarre et membre du grand Sanhedrin ; sa grand-mère paternelle descendait d'une lignée de rabbins célèbres depuis le XVIème siècle, tels que Jehuda ben Eliezer Halevy Minz (mort vers 1508), Meir Katzellenbogen, directeur de la Yechiva de Padoue (mort en 1591), Josua Heschel Lvov (1693-1771) ; sa mère, de son côté, était elle-même issue d'une famille de rabbins hollandais" in Francis Kaplan, Marx antisémite ? Imago/Berg International, Paris, 1990, p. 50. "...Herschel, le père (de Marx), devint au contraire avocat et se maria avec Henriette Presborck, descendante d'une famille de rabbins hollandais. Avocat, homme cultivé et ouvert aux idées du rationalisme des Lumières, il se convertit au protestantisme vers la fin de 1816 ou au début de 1817, changeant son prénom juif, Herschel, en Heinrich. Cette conversion fut imposée par la nécessité : c'était la condition indispensable pour exercer la profession d'avocat après l'introduction des lois qui interdisaient aux Juifs l'accès aux fonctions publiques. ..." in Enzo Traverso, Les Marxistes et la Question juive, Préface de Pierre Vidal-Naquet, 316p., La Brèche, Paris, 1990, p.255 note 9.
Le grand Rabbin Juda L. Magnes, New-York, 1919:"Les qualités radicales qui sont dans le Juif vont au fond des choses, en Allemagne il devient un Marx et un Lassalle, un Haas et un Edouard Bernstein; en Autriche il devient un Victor Adler et un Friedrich Adler, en Russie un Lénine. Voyez la situation présente en Allemagne et en Russie. La Révolution met en action les forces créatrices du Juif, voyez quel grand contingent de Juifs est immédiatement prêt pour la bataille. Socialistes, révolutionnaires, menchevicks, bolcheviks, socialistes majoritaires, minoritaires, de quelque nom qu'on les appelle, on trouve dans tous ces partis des Juifs comme leurs chefs dévoués et comme leurs travailleurs réguliers."



