La France va fournir 15 millions d'euros de soutien budgétaire direct à l'Autorité palestinienne

Publié le par Yeoshoua

jeudi 28 juin 2007, 13h56
 
La France va fournir 15 millions d'euros de soutien budgétaire direct à l'Autorité palestinienne

 

PARIS (AP) - La France va fournir 15 millions d'euros de soutien budgétaire direct à l'Autorité palestinienne, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères, à la veille de la venue à Paris du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Le président de la République a annoncé à Mahmoud Abbas un soutien budgétaire direct de 15 millions d'euros afin que l'Autorité palestinienne soit en mesure de faire face à ses obligations", a déclaré le Quai d'Orsay dans un communiqué.

Mahmoud Abbas sera reçu par le président Nicolas Sarkozy à l'Elysée à 17h, puis par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à 20h.

Deux semaines après la prise de contrôle de la Bande de Gaza par le Hamas, "cette visite sera l'occasion pour les autorités françaises de réaffirmer le soutien de la France à Mahmoud Abbas, pilier des institutions démocratiques palestiniennes, ainsi qu'au gouvernement dirigé par Salam Fayyad", souligne-t-on.

"Dans un contexte particulièrement grave, nous exprimons notre appui aux efforts que déploie le président Abbas pour trouver une solution politique à la crise et à sa volonté de préserver l'unité du peuple palestinien", poursuit le ministère.

Le 4 juillet, Nicolas Sarkozy recevra le roi Abdallah II de Jordanie à 12h30 pour un entretien suivi d'un déjeuner de travail, a annoncé le porte-parole du président, David Martinon. Le même jour, M. Sarkozy recevra la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni à 16h.

Alors qu'on lui demandait si Nicolas Sarkozy avait l'intention de prendre une initiative au Proche-Orient, David Martinon a simplement assuré que "s'il peut être utile, il fera tout ce qu'il pourra pour l'être".

"Il semble que le président Sarkozy jouisse d'une certaine confiance auprès des autorités israéliennes et à ma connaissance, il jouit aussi du même respect de la part des dirigeants arabes", a-t-il avancé. "Cela tient sans doute au fait qu'il tient exactement le même discours aux unes et aux autres et qu'il ne se pose pas en donneur de leçons", a estimé M. Martinon. "S'il peut jouer un rôle de ce point de vue-là, bien sûr si ça peut être utile il le fera."

Interrogé sur la position de la France vis-à-vis du Hamas, David Martinon a réaffirmé que "les conditions qui avaient été posées par la communauté internationale restent valables au fond. Ce n'est pas une réponse à la division du camp palestinien" mais "c'est un élément de réponse". AP

co-st/com

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